10/05/2010: Info hebdo
FLASH SPECIAL
La semaine écoulée, dans l'attente du sommet de l'Union Européenne de vendredi réunissant chefs d'Etat et ministres des Finances, a été marquée par une aversion au risque et une défiance proches de celles connues lors de la crise financière de 2008.
Ainsi, les principaux marchés boursiers, notamment européens, se sont progressivement effondrés (-11,1% pour le CAC 40 au cours de la semaine et -17% en trois semaines depuis le point haut atteint le 15 avril dernier), les primes de risques sur les obligations privées se sont brutalement tendues (illustré par l'indice Itraxx, passant de 87 à 134 pb sur la semaine) et signe du risque politique majeur de cette crise, la parité euro dollar a même atteint 1,25 vendredi dernier.
Les craintes de contagion au sein de la zone euro de la situation grecque amplifiée par des rumeurs, pourtant rapidement démenties, d'une sollicitation du FMI par l'Espagne, a contribué à donner du crédit aux scenarii les plus noirs. Les indications rassurantes communiquées par les sociétés sur leurs perspectives à l'occasion de la publication de leurs résultats du premier trimestre et des statistiques macroéconomiques publiées aux Etats-Unis démontrant le caractère indéniable de la reprise économique en place n'auront pas suffi à enrayer la spirale baissière.
L'adoption des plans d'aides bilatéraux à la Grèce par les principaux pays de l'Union Européenne n'auront pas non plus suffi à calmer les craintes des investisseurs. Ainsi outre la baisse liée aux ventes "naturelles" sont venues s'ajouter des ventes "techniques" liées aux systèmes de gestion des risques de certains investisseurs amplifiant ainsi le phénomène de baisse.
Les annonces de mesures fortes et massives (mécanisme d'aide pouvant atteindre 750 Mds€) de ce week-end annoncées par les pays de l'Union Européenne, attendues comme seul et ultime remède face à la panique de ces derniers jours, entraînent dès ce matin un fort rebond des marchés boursiers (ce lundi à 10h00, +6,8 pour le CAC 40).
Au cours de cette première semaine de mai, le fonds HiXANCE Dividendes a maintenu sa politique d'investissement, conservant un niveau de liquidités proche de 9%. La correction a été mise à profit, pour renforcer notamment les valeurs bancaires partant du principe que le politique, à l'origine de cette crise de défiance, trouverait des solutions d'envergure, pour ramener les marchés financiers à des considérations plus rationnelles et créant donc les conditions d'un net rebond sur ces valeurs. La position sur l'obligation grecque échéance mai 2010 (1,5% du fonds) a été cédée en début de semaine avec un impact négatif non significatif sur la valeur liquidative du fonds.
Sur la première semaine du mois, HiXANCE Dividendes recule de 8,3% contre une correction de 11,1% pour le CAC 40.
Depuis le début de l'année HiXANCE Dividendes recule de 9,7% contre une baisse de 13,8% pour le CAC 40.
Au cours de la semaine écoulée HiXANCE Patrimoine a été pénalisé à la fois par sa poche actions (8% du fonds), par la baisse des obligations privées détenues en portefeuille suite à l'augmentation des primes de risques, et par l'impact de la défiance exacerbée sur la dette grecque à 10 ans valorisée vendredi soir à 60% seulement de sa valeur nominale. Ainsi la valeur liquidative du fonds a perdu près de 1,7% sur la semaine.
Compte-tenu des exagérations jugées irrationnelles ces derniers jours, toutes les positions du fonds ont été maintenues et pourraient contribuer, suite aux annonces de ce week-end, à un fort rebond de la valeur liquidative du fonds. Cela est particulièrement vrai pour l'exposition résiduelle à la dette grecque qui représente 2,3% du fonds (après la cession de l'obligation échéance mai 2010 la semaine dernière avec un gain de 0,7% sur la position sur trois mois).
HiXANCE ASSET MANAGEMENT continue à mener une politique de gestion prudente mais pragmatique alors que la décision annoncée ce week-end paraît pouvoir restaurer la confiance sur les marchés financiers et ainsi permettre d'extérioriser les potentiels de revalorisations, notamment sur les actions, constitués durant cette phase de correction brutale en concentrant de nouveau les investisseurs sur les fondamentaux économiques, en amélioration, et non plus sur un hypothétique risque systémique.
(Achevé de rédiger le 10 mai 2010 à 10h30)